Un système à bout de souffle
Le système de pension belge est à bout de souffle. Les gens vivent plus longtemps, la natalité recule et le rapport entre actifs et pensionnés se dégrade d'année en année. Les pensions légales ne suffisent plus depuis longtemps, et le deuxième pilier censé combler ce fossé, la pension complémentaire, peine à remplir son rôle. La réserve de pension complémentaire médiane des salariés belges âgés de 56 à 65 ans s'élève aujourd'hui à moins de 10.000 euros.
Une partie du problème vient des produits eux-mêmes. Une portion des réserves de pension est placée dans des assurances de groupe de type branche 21 : des produits qui garantissent un rendement nominal, mais qui, inflation et frais déduits, rapportent peu. Les produits de branche 23 investissent de manière plus dynamique, mais des frais de gestion structurellement élevés rognent sur le rendement. Entre-temps, l'assurance de groupe reste l'un des postes les plus lourds du budget salarial des employeurs, et l'un des avantages les moins appréciés. Les employés reçoivent une fois par an un document qu'ils comprennent à peine.
La huitième merveille du monde
La grande majorité des Belges épargnent pour leur retraite dans des produits financiers qui leur font perdre du pouvoir d'achat année après année, alors que la retraite est par excellence un horizon de long terme. C'est un problème social considérable, dont la gravité reste encore sous-estimée. Il ne s'agit pas seulement de notre pension. Il s'agit de notre prospérité, aujourd'hui et pour les générations futures.

Ce que le système belge laisse largement inexploité, c'est ce qu'on appelle parfois la huitième merveille du monde : les rendements composés sur une longue période. Un travailleur qui a investi 250 euros par mois dans l'indice boursier S&P 500 il y a quarante ans se retrouve aujourd'hui avec environ 2 millions d'euros sur son compte.
C'est précisément sur ce principe que des pays comme l'Australie, les Pays-Bas et les pays scandinaves ont construit leur système de pension complémentaire. En Australie, les employeurs versent au moins 11 % du salaire brut dans des fonds de pension qui investissent largement sur les marchés de capitaux. Tout le système est conçu pour laisser cet effet de capitalisation jouer sur l'ensemble d'une carrière. Résultat : environ 2.500 milliards d'euros de capital pension dans le pays, soit à peu près deux fois le PIB australien. À titre de comparaison, les réserves de pension du deuxième pilier en Belgique représentent moins d'un cinquième du PIB.
Meilleure pension, même budget
C'est de ce constat qu'est née la vision singulière de Warren. L'entreprise a obtenu en juin 2025 une licence IBP et gère depuis lors son propre fonds de pension : Warren Pension Fund OFP. Le fonds investit via un portefeuille mixte composé d'un ETF actions et d'un ETF obligations, sous la supervision de la FSMA. Pas de frais d'entrée ni de sortie, et aucun prélèvement en pourcentage sur les actifs gérés. Les entreprises qui font le switch ne déboursent pas un euro de plus ; elles conservent le même budget pension. L'employeur paie un abonnement fixe. Le rendement revient intégralement à l'employé.
Les équipes finance et RH reçoivent de plus en plus la même question : où va cet argent, et qu'est-ce que j'en retire vraiment ?
Les produits pension classiques sont encore trop souvent une boîte noire. L'argent part, mais ne génère ni de meilleur résultat financier pour l'employé, ni une image employeur plus forte. Les employeurs comprennent l'urgence, et n'attendent plus.

Coach financier
Au-delà du fonds de pension, Warren propose une plateforme de coaching qui accompagne les employés sur toute leur vie financière, via une IA ou un conseiller personnel quand c'est nécessaire. Le coach IA de l'app Warren agrège des données de plusieurs sources : le package salarial de l'employeur, les données de Mypension.be et les transactions bancaires via PSD2. Un employé qui veut savoir sur quel revenu il peut compter en cas de maladie prolongée, combien mettre de côté pour partir à la pension à 63 ans, ou comment renégocier au mieux son crédit hypothécaire, trouve ses réponses dans l'app. Pour ceux qui souhaitent valider ces informations avec un vrai expert, des consultations vidéo sont disponibles avec l'un des neuf spécialistes de Warren, couvrant des domaines allant des crédits et assurances à la planification de placements.
Une centaine d'entreprises
Cette approche rencontre un écho positif. En un an, une centaine d'entreprises belges, dont Yuki et Poppy Mobility, ont déjà migré vers Warren pour leur plan de pension. Des milliers d'employés utilisent l'app au quotidien. Pour accélérer sa croissance, Warren lève 10 millions d'euros dans un tour amorçage mené par la branche capital-risque du fonds transatlantique Motive Partners, avec la participation de F Capital et le réinvestissement d'Entourage, Syndicate One et 100IN.
Avec cette injection de capital, nous voulons réinventer en profondeur le système de pension belge. Nous visons 100.000 employés sur la plateforme d'ici 2028, avant de nous étendre vers un ou deux marchés européens plus importants. C'est pourquoi nous cherchons une trentaine de collaborateurs supplémentaires, en plus des 25 déjà en place. Nous construisons une plateforme de pension salariale qui génère un vrai rendement, pour toutes les entreprises de Belgique et bientôt au-delà. Building the financially fearless generation.

